La démarche :

Depuis plusieurs années, je fais des vins rouges sans sulfite, cette expérience semble montrer que le soufre en se combinant aux molécules du vin a un impact beaucoup plus important que ce que l’on a longtemps pensé. Sans sulfite, les arômes sont plus frais, plus complexes, les tanins plus fins et soyeux.

Les vins rouges sont protégés par les polyphénols (tanins, matières colorantes) qui vont les aider à supporter les effets des sulfites et de l’oxygène.

D’où la question :

Quelle est l’influence des sulfites sur un vin beaucoup plus fin, sans charge phénolique ?

La difficulté :

Sans polyphénols, les rosés sont beaucoup plus sensibles à l’oxydation et rend l’exercice très complexe.  Il faut maitriser l’oxygène avec précision, à tous les stades de l’élaboration : débourbage, fermentations, stockage et mise en bouteilles.  C’est le taux d’oxygène dissout au final, en bouteille, qui va garantir la qualité du vin et son potentiel de garde.

A la dégustation :

Ce rosé ne ressemble à aucun autre rosé. Il étonne par son éclat aromatique, sa fraicheur, sa complexité. La bouche est elle aussi très originale : entre vin, jus de raisin, avec beaucoup de sucrosité.

La précision exigée, la créativité nécessaire pour mettre en place une méthode, réussir un défi que peu ont tenté,  partager l’expérience, surprendre les dégustateurs par le résultat, rend notre métier véritablement passionnant.